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07 Feb 2023

A l'Ouest, rien de nouveau (Edward Berger)

 

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Sorti en 2022, « A l'Ouest rien de nouveau » est une adaptation Netflix signée Edward Berger du roman d'Erich Maria Remarque datant de 1929.


En plein conflit de la Première guerre mondiale, Paul Baumer (Felix Kammerer) 17 ans, s'engage dans l'armée avec ses camarades du meme age Frantz Muller (Moritz Klaus), Albert Kropp (Aaron Hilmer),


Pétris de confiance, les jeunes hommes endossent des uniformes sans se douter qu'ils proviennent d'autres soldats massacrés peu de temps auparavant.


Arrivé sur le front en France, l'ambiance change du tout au tout : le stress des bombes, des tirs et la rude vie dans les tranchées les ramènent brutalement à la réalité.


Baumer perd rapidement, dans un bombardement et se rapproche de Stanislaus Katczinsky (Albrecht Schuch) plus experimenté que lui.


Mais il survit et prend des habitudes dans la campagne française, quitte à piller des fermiers.


Baumer s'endurçit également et tue son premier soldat français à coups de poignard dans un cratère.


Ceci l'affecte durablement..


Le conflit finit par se conclure en 1918 par une armistice imposant des conditions insupportables aux Allemands.


Katczinsky est tué betement par un mauvais tir du fermier et à son retour au camps, Baumer apprend que le général Friedrichs (Devid Striesow) ordonne un baroud d'honneur.


Lors de l'ultime charge, Baumer se bat de toutes ses forces mais périt d'un coup de baionnette dans les tranchées française, cloturant son triste destin.


En conclusion, alors que je pensais avoir tout vu ou presque sur le sujet, « A l'Ouest rien de nouveau » m'a culbuté par sa puissance et sa modernité inouies.


L'absurdité, la bétise et la violence de la guerre sont ici montrées à leur paroxysme avec des scènes souvent insupportables.


Un film radical donc, qui donne envie de se plonger dans le livre culte de Remarque !

07 Feb 2023

Le champion (Mark Robson)

 

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Sorti en 1949, « Le champion » de Mark Robson est le premier grand rôle de Kirk Douglas alors âgé de 33 ans.

Midge Kelly (Kirk Douglas) est un vagabond qui traine avec son frère Connie (Arthur Kennedy) à la recherche de petits boulots.

Après avoir été agressés et jetés d'un train de marchandises, les deux frères voient la chance leur sourire lorsque, Johnny Dunne (John Daheim), un boxeur professionnel et son épouse Grace (Marylin Maxwell), les prennent en stop jusqu'à Denver.

La-bas, Midge profite d'un concours de circonstances pour monter sur le ring et malgré sa méconnaissance totale du noble art, livre une prestation honorable.

Tommy Haley (Paul Stewart) un manager de boxe le remarque mais trop fier, Midge décline l'offre, préférant se rendre sur la Cote Ouest dans l'espoir de devenir propriétaire d'un restaurant.

Mais sur place, les deux frères déchantent et découvrent qu'ils se sont fait bernés. Le véritable patron, un dénomé Lew (Harry Shannon) les prend néanmoins comme serveurs.

Lorsque Midge fait du charme à Emma (Ruth Roman) la fille de Lew qui travaille également au restaurant, la situation se dégrade.

Poussée par son père, Emma épouse Midge mais Midge décide alors de revenir trouver Haley pour se lancer dans la boxe.

Bien coaché, son talent fait des merveilles et il remporte facilement ses combats pour gravir les échelons.

Mais il découvre que le milieu de la boxe est corrompu par la Mafia et refuse de se coucher face à Dunne le tenant du titre, qu'il bat dans un match pour le championnat du monde.

Il paie son arrogance en se faisant passer à tabac par les gangsters. Grillé dans le monde de la boxe, Midge voit sa carrière régresser.

Il cède alors à l'influence de la belle Grace et accepte de quitter Haley pour se mettre avec Johnny Harris (Luis van Rooten) manager plus puissant et plus corrompu.

Midge se brouille également avec son frère qui retourne en Californie vivre avec Emma.

Pour la revanche face à Dunne, Midge est en grande difficulté et même s'il finit par triompher à l'orgueil, il décède peu après dans les vestiaires d'une commotion cérébrale.

En conclusion, « Champion » est une pépite, un film assez méconnu sur la boxe. Filmé en noir blanc, bénéficiant d'un scénario certes classiques mais très efficace, « Champion » est notable pour l 'émergence de Kirk Douglas, parfaite incarnation du pauvre type accédant à une ascension sociale fulgurante à l'aides ses poings.

Avec ses managers ripoux, ses femmes fatales (blondes bien sur) et ses scènes de combat un peu ringardisées il est vrai aujourd'hui, « Champion » pose néanmoins les bases du film de boxe dont se nourriront plus tard « Rocky » et autres « Raging bull ».

Bravo champion !

05 Feb 2023

L’héritage de la chair (Elia Kazan)

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Changement radical d’ambiance avec un film de 1949, « L’héritage de la chair » d’Elia Kazan.
Dans ce film, Patricia Johnson dit Pinky (Jeanne Crain) revient du Nord des Etats-Unis dans sa petite ville natale du Sud.
Malgré sa peau blanche, Pinky va retrouver sa grand-mère noire (Ethel Waters) qui s’est sacrifiée pour qu’elle puisse faire des études et échapper à la condition misérables des Noirs du Sud.
Devenue infirmière, éduquée et imprégnée des principes d’égalité entre Noirs et Blanc du Nord, Pinky s’insurge contre les conditions de vie de sa grand-mère qui vit comme employée non loin d’une riche femme âgée Miss Em (Ethel Barrymore).
Lorsqu’elle part récupérer l’argent que lui doit l’avocat marron, Jack Walters (Frederick O‘Neal), une bagarre éclate avec sa femme Rozelia, ce qui oblige la police à intervenir.
Tout d’abord conciliants avec Pinky, les policiers changent d’attitude lorsque Rozelia leur avoue qu’elle est noire embarque toute le monde au poste.
Pinky bénéficie de l’indulgence du juge Walker (Basil Ruysadel) qui la félicite de son ascension sociale couronnée par un diplôme d’infirmière.
De retour chez sa grand-mère, Pinky évite de justesse un viol et accepte à grand peine de soigner Em mourante, après que sa grand-mère l’ait suppliée de le faire.
Le contact avec la vielle femme acariâtre est difficile mais après une mise à l’épreuve délicate, Pinky devient l’une des rares personnes de confiances pour Em face à une famille vorace représentée par sa cousine Melba Wooley (Evelyn Warden).
Lorsque Thomas Adams (William Lundigan) un beau médecin du Nord la retrouve, c’est pour lui demander de l’épouser et de retourner vivre avec lui dans le Nord.
Mais la fière Pinky refuse et reste pour faire face à la société ségrégationniste du Sud.
Em finit par mourir et Pinky est encore victime de violents préjugés de Wooley qui l’accuse d’avoir volé l’argent de sa cousine et force le gérant d’un magasin à ne pas lui vendre un voile pour aller à l’enterrement.
Pinky comprend que Em lui a finalement légué ses terres et sa maison et qu’un conflit va éclater avec les Wooley, qui revendiquent cet héritage.
Mais elle choisit de se battre légalement en forçant Walker à la soutenir face à une société par nature injuste avec les Noirs.
Le procès homérique, se conclut par une victoire à l’arraché…Walker parvenant à démontrer la lucidité de Em au cours de ses dernières heures grâce au témoignage de son médecin le Docteur Canady (Kenny Washington).
Victorieuse, Pinky renonce une nouvelle fois à partir avec Thomas…et reste s’établir dans son Sud natal.
En conclusion, « L’héritage de la chair » est un film digne de la réputation de réalisateur courageux et engagé de Kazan qui dénonce ici la violente injustice sociale à l’égard des Noirs dans l’Amérique des années 40.
Au-delà du message humaniste assez formidable et intelligemment distillé contre le racisme, « L’héritage de la chair » met aussi en valeur la formidable Jeanne Crain, dont la beauté et le courage illuminent ce beau film en noir et blanc.
Du très grand Kazan en quelque sorte!

05 Feb 2023

Polisse (Maiwenn)

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En 2011 , « Polisse » de Maiwen fait sensation et remporte de nombreux prix principalement en France.
Dans les faits, « Polisse » raconte de manière quasi documentaire le quotidien de la BPM, la Brigade de Protection des Mineurs qui opère à Paris.
Suivis par la photographe Melissa Zahia (Maiwenn) qui fait un reportage pour le Ministère de l’Intérieur, Nadine (Karin Viard) et Iris (Melanie Fois) sont deux collègues de travail très proches partageant leur intimité : le divorce de Nadine et les vaines tentatives d’Iris pour tomber enceinte.
Fred (Joey Starr) a également une relation de couple qui bat de l’aile et est hébergé chez Balloo (Fréderic Pierrot) le commandant de la brigade.
Ce noyau dur prend son métier très à cœur et doit intervenir pour traquer des pédophiles agissant souvent contre leur propre progéniture mais aussi pour placer des enfants dans de foyers d’accueil comme c’est le cas pour ces Roms maltraités dans leur propre camps.
Entre fous rires et coups de gueule, la BPM endure donc un quotidien pénible devant faire face à la détresse ou parfois la bêtise d’adolescents immatures s’exhibant sur Internet ou se prostituant pour des histoires de portables.
Dans le fil de l’intrigue, Mélissa tombe sous le charme de Fred et noue une relation avec lui.
Ceci finit de faire exploser son mariage et propulse les flics de la Brigade dans un monde plus bourgeois moins en prise avec la dure réalité de la rue.
Nora (Naidra Ayadi) recadre violemment un père musulman voulant marier sa fille de force au bled, Iris assiste à un avortement douloureux et Mathieu (Nicolas Duvauchelle) est blessé par balle lors d’une intervention à hauts risques contre des gangs de mendiants.
Ne supportant plus la pression, Nadine explose et jette son mal être au visage d’Iris dans une scène d’une grande violence.
L’incident semble clos mais après les vacances de l’été, Iris réagit à retard et se jette par la fenêtre du commissariat…
En conclusion, pas étonnant que « Polisse » ait rencontré un grand succès dans l’Hexagone, tant ce film d’une grande laideur artistique se focalise essentiellement sur les problèmes sociaux de la Police, comme si focaliser sur la protection des mineurs était le seul moyen d’humaniser les policiers.
Avec sa grande succession de problèmes et prises de tête, que ce soit au sein du commissariat que en dehors, « Polisse » est un film très déprimant cadrant finalement bien avec la mentalité du cinéma français.
Seul Joey Starr, personnage central du film, surprend en révélant des capacités insoupçonnés d’acteur dans un rôle à contre emploi.
Pour le reste, courage fuyons !

05 Feb 2023

En taule, mode d'emploi (Etan Cohen)

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Retour à un cinéma plus riant et dynamique avec « En taule, mode d’emploi » de Etan Cohen.
Sorti en 2015, « En taule, mode d’emploi » raconte le parcours de James King (Will Ferrell) un riche trader californien à qui tout réussi et qui se voit proposer une belle promotion : devenir l’associé de son directeur et futur beau père Martin Barrow (Craig T Nelson), dont la fille Alissa (Alison Brie) est une insupportable arriviste.
Alors qu’il fête dans un faste sans précédent son anniversaire avec un populaire chanteur à minettes, King est brutalement arrêté par le FBI pour escroquerie.
Barrow lui fournit un avocat mais l’audience préliminaire tourne à la catastrophe, le juge faisant de King un exemple : 10 ans de prison avec 30 jours de délai pour mettre de l’ordre dans ses affaires.
Paniqué par l’idée d’aller dans une prison aussi violente que San Quentin, King trouve du réconfort auprès de Darnell Lewis (Kevin Hart) modeste patron d’une entreprise de lavage de voiture, qui bien que vivant à South Central, est resté dans le droit chemin pour que sa famille s’en sorte.
Darnell a besoin de 30 000 dollars pour sortir sa fille du ghetto et propose ses services à King pour le « préparer » à la survie en prison.
King accepte et commence alors un hilarant processus dans lequel King doit s’endurcir : devenir menaçant, plus fort, se battre avec des inconnus qui lui flanquent des raclées…
Lorsque Darnell comprend que King n’y arrive pas, il se résigne à faire de lui la prostituée des taulards et l’emmène dans un bar gay pour sucer un homme.
L’expérience est un désastre : non seulement King n’y arrive pas non plus mais Darnell se fait draguer par un homme très insistant.
Finalement, Darnell va voir son cousin Russell (TP Harris), qui dirige un authentique gang de Creenshaw, et lui propose d’intégrer King pour le protéger en prison.
Habillé comme un rappeur au look criard, King provoque le ridicule…
Darnell dont le faux passé de gangster a éclaté au grand jour, se sent pris de remords et intervient pour empêcher in extremis King de rejoindre un gant de motards néo-nazis…
Il se propose de l’aider et trouve en 5 minutes le coupable de son affaire : Martin qui a en effet manœuvrer pour se débarrasser de lui.
Les deux compères, filés par un homme de main du PDG, se rendent dans les bureaux de Martin et enlèvent un vieil ordinateur dans lequel se trouvent les fichiers innocentant King.
Après une bagarre un premier échec, King se résigne à aller en prison et finit par développer enfin des capacités de mauvais garçons pour intégrer le gang de Russell sous le surnom de « Mayo » en référence à sa peau blanche.
Une ultime tentative leur permet de récupérer l’ordinateur sur le yacht de Barrow avec l’appui de la police, King ayant toutefois fait étalage d’impressionnants mouvements de capoeriste.
Si King va effectivement en prison pour détention illégale d‘arme à feu, il y reçoit la visite de Shonda, une fille à gangster…tandis que Darnell bénéficiant d’une coquette somme d’argent peut faire prospérer son garage et sortir sa famille du ghetto.
En conclusion, « En taule, mode d’emploi » est un excellent divertissement avec un duo assez impayable entre un grand type blanc issu de la haute société et un petit noir débrouillard venant du ghetto.
Les stéréotypes raciaux volent en éclat dans des situations plus hilarantes les unes que les autres au travers d'un processus assez fou menant un rupin de la finance à devenir un bad boy des quartiers chauds.
Un film sans doute sous-estimé mais constituant un excellent divertissement pour les fans de Ferrell !

04 Feb 2023

Le samouraï virtuel (Neil Stephenson)

 

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Conseillé par un ami un peu barré, j'ai découvert «  Le samouraï virtuel » pur roman de SF cyber punk signé Neil Stephenson.

Sorti en 1992 sous le titre « Snow crash », «  La samouraï virtuel » dépeint un monde futuriste dans lequel la société américaine a explosé, entre quartiers aisés appelés « banlises » protégés par des chiens de défense cyborg et quartiers plus pauvres dans lesquels le crime organisé s'affronte.

Hiro Protagoniste, ex hacker livreur de pizza de son état fait la connaissance de manière fortuite de Y.T, une « kourier » qui utilise une planche de skate bardée de technologie pour faire des livraisons.

Comme tous les kouriers, Y.T harponne la camionnette de livraison de Hiro et le tire d'un mauvais pas en assurant une livraison pour laquelle il était en retard, synonyme de condamnation à mort par son patron, tonton Enzo, parrain de la mafia italo-américaine.

Redevable auprès de la mafia, le destin de Y.T change alors du tout au tout, d'autant plus que sa mère, travaille comme programmeuse pour les Fédéraux.

Dans le « métavers » le monde virtuel qu'il a contribué à créer, Hiro rencontre un avatar qui diffuse un virus ultra agressif rendant fou son ex partenaire Da5id.

Intrigué, il commence à consulter régulièrement les archives informatisées de la Bibliothèque et comprend progressivement que ce virus serait une des réplications d'un premier virus sumérien poussant les hommes à la glossolalie en activant des zones de la paroles profondément enfouies dans leur subconscient.

Lorsqu'il comprend que L Bob Rife, PDG d'une multi-nationale ayant mis le monde entier en réseau, a récupéré le virus appelé « Snow crash » pour ramener l'humanité au stade anté Babel, Hiro décide de se mettre en travers de sa route.

Son combat le conduit jusqu'en Oregon ou le L Bob Rife a converti un porte-avions en navire de luxe et expérimente les effets du « Snow crash » sur des migrants appelés les « Réfus » qu'il transforme en dociles esclaves en leur implantant des antennes dans le corps afin de leur inoculer ses principes pour ensuite les lâcher sur le continent américain.

Avec des armes high-tech fournis par Tonton Enzo et surtout ses deux sabres japonais qu'il manie en virtuose, Hiro pénètre sur le navire et le détruit. Puis il affronte Raven, un biker aléoute réputé invincible chargé par Rife d'infecter tous les hackers du monde entier.

Combinant maitrise des arts martiaux et son expertise en hacking, Hiro parvient à contrer Raven et déjouer les plans de Rife qui meurt après avoir essayé d'utiliser Y.T comme otage.

Le roman se termine sur un happy-end pour Hiro et Y.T...

En conclusion, « Le samouraï virtuel » est un roman avant-gardiste complètement fou.

Stephenson y fait preuve d'une créativité débridée et pose les bases dès le début des années 90 de ce qui deviendra Internet et surtout des mondes virtuels dans lequel les « avatars » offrent une vie parallèle en apparence plus séduisante car affranchies de règles sociétales contraignante.

Si l'intrigue est difficile à suivre et les passages se référant à l'histoire sumero-chrétienne assez assommants, « Le samouraï virtuel » contient des moments d'anthologie et parvient à tenir en haleine par son style hybride menant réflexions philosophiques et action pure et dure.

Un ovni littéraire donc, devenu culte dans le petit monde de la SF !

31 Jan 2023

Made in France (Nicolas Boukhrief)

 

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Sorti en 2014, soit avant la vague d'attentats de 2015 qui fut fatale à sa distribution, « Made in France » est un film fort de Nicolas Boukhrief.

Journaliste, Sam (Malik Zidi) effectue une périlleuse mission d'infiltration dans les milieux djihadistes des banlieues parisiennes.

Après avoir noué des contacts dans une mosquée salafiste, il apprend la venue de Hassan (Dimitri Storoge) un chef de cellule revenu d'un camps d'entrainement au Pakistan.

L'homme jouissant de son charisme, prend facilement l'ascendant sur un petit groupe composé de Christophe (François Civil), Driss (Nassim Si Ahmed) et Sidi (Ahmed Dramé).

Parmi eux, Sam continue à jouer son rôle jusqu'à s’enrôler dans l'achat d'armes pour la préparation d'attentats sur le sol français.

Mais la transaction auprès de trafiquants tourne mal et Hassan ordonne leur élimination filmée par Christophe qui fils de bourgeois prête le beau pavillons de ses parents pour devenir une base logistique.

Choqué, Sam décide de prévenir les RG mais ceux-ci le poussent à continuer pour démanteler le réseau.

Le difficile mission continue alors avec la peur de se faire repérer lorsqu'il prend de plus en plus de risques : capture de numéros de téléphones ou placement de dispositifs d'espionnage dans les PC.

Mais les commanditaires capables de coordonner plusieurs attaques simultanées restent introuvables, seul Hassan faisant l'intermédiaire avec eux.

Après la mort de Sidi tué par un policier municipal au cours d'un vol de produits chimiques, Driss se met à suspecter fortement Sam dont le comportement dénote par rapport au reste du groupe.

Mais Sam qui donne des cours d'arabe à Hassan et a déjà rencontré sa femme Zora (Nailia Harzoune) bénéficie encore d'une certaine aura.

Lorsque Hassan désigne un attentat à commettre sur les champs, Driss explose et conteste les ordres du chef, exigeant poussé par Sam de rencontrer les véritables commanditaires.

Excédé par le refus d'Hassan il annonce se retirer et est abattu immédiatement. Avant de mourir il tente d'éliminer Hassan qui est sauvé in extremis par Sam.

La cellule réduite à deux, change ensuite subitement de plan. Hassan annonce avoir détecté Sam et le filme dans le but de l'égorger pour l'exemple après lui avoir annoncé vouloir faire exploser l'école de son fils en guise de vengeance.

Mais Sam qui a subtilisé le téléphone détonateur de Christophe le fait exploser sur le parking. Il prend néanmoins une balle mais l'arrivée du Raid permet l'élimination du dernier terroriste qui aurait agi seul par dépit et aurait assassiné Zora.

Sauvé par un Coran placé sous sa veste, Sam se remet doucement et reprend une vie normale avec sa famille...

En conclusion, ne vous fiez pas à son titre peu aguicheur, « Made in France » est sans nul doute LE film parfait sur le terroriste islamiste français.

Au travers d'une passionnante mission d'infiltration journalistique puis policière, tous les mécanismes conduisant de jeunes paumés de banlieue jusqu'à l’endoctrinement, à la fanatisation et au passage à l'acte sont décrits avec une fluidité étourdissante.

Les acteurs sont tous exceptionnels, Malik Zidi tout en retenue, Dimitri Storoge en fascinant chef de bande et même François Civil le Breton converti à l'Islam radical est excellent.

Bien construit, superbement réalisé et habillé d'une bande son réellement envoutante, « Made in France » à été pénalisé par un malheureux concours de circonstance mais constitue néanmoins un chef d’œuvre de surcroit d'utilité publique !

29 Jan 2023

Captain america, l'Escouade des serpents (Steve Eglehart, Sal Buscema, Alan Lee Weiss)

 

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Ancien comics de 1979 diffusé chez Artima avec « Captain america, l'Escouade des serpents » du duo Steve Englehart (scénario)/ Sal Buscema (dessins).

Ici le duo Captain america/Faucon se fait agresser par une nouvelle bande de super criminel, l'Escouade des serpents formée de l'Anguille, la Vipère fraichement évadés de prison obéissant aux ordres de leur leader Cobra.

Après un premier choc dans la belle demeure virginiene de la famille Carter, Captain america blessé aux mains par la chaleur d'Anguille, trouve en lui les ressources pour vaincre Vipère et Cobra malgré des armes sophistiquées fournies par ce dernier.

Le Faucon quant à lui vient à bout d'Anguille avec l'aide d'Ailes rouges son aigle.

Mais outre les combats, cet épisode contient un fond pacifiste intéressant avec Dave, un ancien soldat revenu manchot du Vietnam, qui fait réfléchir Captain sur les combats idéologiquement douteux de son pays.

Alan Lee Weiss prend ensuite le relai pour une aventure pseudo horrifique dans laquelle Cap et le Faucon affronte une « Reine des loup garous » gouvernant un château peuplé d'hommes transformés « scientifiquement » en loups-garou.

Mais la reine, abandonnée par son mentor Griffe jaune, se voit finalement cernée par les hommes de S.H.I.E.L.D commandés par Nick Fury.

Acculée, elle choisit finalement le suicide emmenant avec elle sa horde de loups-garou, seul le Faucon transformé lui aussi en monstrueuse créature étant sauvé de la mort par Captain america.

Fort logiquement, l'épisode suivant voit Captain aux prises avec le mégalomane Griffe jaune qui fait un usage abondant de son contrôle mental pour détourner un sous-marin nucléaire chinois, lancer des araignées géantes en plein New-York (!) mais surtout manipuler Captain pour le faire affronter et vaincre Nick Fury...

En conclusion, « Captain america, l'Escouade des serpents » est un excellent cru des années 70. Certes l'Escouade des serpents sert plutot de faire-valoir au duo Captain america/Faucon mais l'histoire tient la route et la touche pacifiste anti guerre du Viet-Nam se voit bienvenue.

Le style de Weiss, plus sombre et torturé que celui de Buscema colle assez bien à cette histoire horrifique de reine des loups-garou qui ne sert que de prélude qu'à une plus conventionnelle mais ambitieuse mettant en avant le redoutable Griffe Jaune et ses facultés de contrôle mental étendu.

Bien mené, bien dessiné, que demander de plus à un bon comics vintage ?

28 Jan 2023

La chasse (Thomas Vinterberg)

 

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En 2012, le réalisateur danois Thomas Vinterberg sort « La chasse ».
Lucas (Mads Mikkelsen) est éducateur pour enfants dans un petit village du Danemark.
Séparé de sa femme, il cherche à obtenir la garde de son fils adolescent Marcus (Lasse Fogelstrom).
Un jour, alors qu’il a le contact facile avec les enfants, Klara (Alexandra Rapaport) une petite fille perturbée par des images pornographiques que lui ont montrées des enfants plus âgés, l’accuse de lui avoir montré son sexe en érection.
Lucas est donc convoqué par Grethe (Susse World) la directrice de l’école qui lui annonce que face à ces accusations il lui faut prendre quelques jours de congés.
Après vérification d’un autre éducateur, Grethe décide de croire la version de Klara et avertit la police.
Dans le même temps, elle convoque les parents de Klara, Theo (Thomas Bo Larsen) et Agnès (Anne Louise Hassing), des amis très proches de Lucas pour les avertir de la situation.
Rapidement toute l’école est au courant et Lucas se retrouve indésirable.
Il tente de s’expliquer avec Théo et Agnès mais ceux-ci croient fermement la version de leur fille et se mettent aussi à le rejeter voir le menacer.
Perturbé, Lucas se sépare de sa maitresse Nadja (Alexandra Rapaport) également employée à l’école qui pourtant avait pris dans un premier temps sa défense et se retrouve isolé, lâché par tous ses amis.
L’arrivée de Marcus, venu le rejoindre est un bol d’air frais qui lui donne un peu de courage.
Mais le père et le fils se retrouvent ostracisés, plus aucun commerçant ne voulant les servir.
Lorsque Lucas est arrêté par la police, Marcus va trouver Théo et Agnès mais la discussion vire à l’affrontement, le jeune garçon allant jusqu’à se battre pour défendre son père, accusé pour lui à tort.
La relaxation de Lucas par la police est un soulagement, notamment pour Bruun (Lars Ranthe), le parrain de Marcus qui l’a pris sous son aile et apporte un soutien psychologique décisif.
Pourtant aux yeux de la population, Lucas reste coupable…et doit se battre pour se défendre lorsque des gérants de supermarché le tabassent.
Des pavés sont jetés sur sa fenêtre puis sa chienne est tuée.
Le soir de Noël, Lucas va à la messe et parle ouvertement à Théo, lui demandant de le laisser tranquille…
Après une explication virile sur fond d’alcool et de coups de poings, Lucas semble pardonné.
Un an après, tout le monde se retrouve pour la délivrance du permis de chasse de Marcus.
Mais après une grande fête, Lucas se fait tirer dessus dans la foret et voit une silhouette s’éloigner dans les bois…
En conclusion, multi récompensé, « La chasse » est encore un grand film danois, portant une histoire trouble et intense, montrant comment une affabulation d’une enfant fragile aboutit à un déchainement de haine et de violence sur un homme jusqu’alors apprécié de tous.
Acteur exceptionnel, sans doute le meilleur du monde à l’heure actuelle, Mads Mikkelsen mérite mille fois son prix d’interprétation au Festival de Cannes !
Un grand film donc, sur un sujet sombre et difficile.

28 Jan 2023

Emily in Paris, saison 3, épisode 1 (Darren Star)

 

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Sorti en 2022, « Emily in Paris, saison 3, épisode 1 » inaugure la suite des aventures de la jeune américaine à Paris.

Cette fois, Emily Cooper (Lily Collins) est prise dans un affreux dilemme, alors qu'elle souhaite rejoindre l'agence de publicité concurrente de Savoir, crée par Sylvie (Philippine Leroy-Beaulieu) dans le but de prolonger son séjour à Paris, elle ne trouve pas la force de l'annoncer à Madeline Wheeler (Kate Walsh) enceinte jusqu'aux yeux.

Emily se retrouve donc employée à la fois dans deux agences toutes contactées par Lambert (William Abadie) devenu le mécène de Gabriel (Lucas Bravo).

Pour rajouter à cette situation explosive, Alfie (Lucien Laviscount) son bel amant anglais lui annonce également devoir repartir à Londres, ce qui obscurcit le futur de leur liaison.

Contactée par son ex boy-friend américain Doug (Roe Hartrampf), qui lui donne le contact d'un représentant de Mc Donald désirant faire sa promotion en France, Emily propose l'affaire tout d'abord à Sylvie qui refuse.

Piégée par, le trop bavard Luc (Bruno Gouery), elle doit reconnaître devant Madeline qu'elle joue sur les deux tableaux. La directrice de Chicago fait alors irruption dans un diner très chic organisé à la Tour Eiffel pour faire capoter le deal entre Sylvie et Mc Donald.

Et pour arranger le tout, Alfie quitte Paris en lui annonçant leur rupture.

Mindy (Ashley Park) est elle-aussi prise dans un dilemme, car sa voix lui permet de décrocher une proposition pour jouer dans un cabaret, sans les autres membres de son groupe amateur...

En conclusion, « Emily in Paris, saison 3, épisode 1 » continue sur la même lancée, plaçant la candide/fraiche Emily au cœur de situations professionnelles et privées inextricables.

Dans ce maelstrom affectif, seule surnage la volonté de la plus parisienne des américaines de rester dans la ville lumière !

Un épisode à nouveau glam-chic avec l'ambiance feutrée du restaurant Jules Verne de la Tour Eiffel !

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